C’est quoi avec ce virus: la réponse

C’est quoi avec ce virus: la réponse

Maintenant, j’ai la réponse: son premier enjeu était l’Union européenne. L’Union européenne, qui, comme un gâteau, avait, jusqu’ici, appartenu aux États-Unis. Maintenant, la Chine la veut. Ces jours-ci, plusieurs responsables européens, dont le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, ont déclaré que la pandémie pourrait être considérée comme un tournant dans le changement de pouvoir d’Ouest en Est, et pour l’UE “la pression pour choisir l’un des parties”. Le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, souhaite que le bloc européen ait une “stratégie plus robuste” pour la Chine, dans le contexte des signaux indiquant que l’Asie depasse les États-Unis comme le centre de la puissance mondiale, a noté l’AP. Il a déclaré lors d’une réunion d’ambassadeurs allemands lundi que “les analystes parlent depuis longtemps de la fin du système dirigé par les Américains et de l’arrivée d’un siècle asiatique”. “Cela se passe sous nos yeux”, a-t-il ajouté.

La Chine essaie donc de prendre le gâteau, c’est-à-dire l’UE, de l’assiette des États-Unis. Et maintenant, l’UE, comme une epouse au deuxième age, songe à partir, avec son enfant, pour un autre homme. Parce qu’un siècle asiatique arrive, dit l’UE, et la pandémie a été le tournant qui a marqué le changement. La pandémie a été le tournant, qui a marqué le changement, disent-ils. Voyons comment les choses se sont passées.

Une pandémie de coronavirus a éclaté en Chine. Une enquête mene par Le Monde montre que le virus s’est propagé lors d’une compétition sportive militaire internationale, qui a eu lieu à Wuhan, à laquelle ont également assisté des athlètes militaires de France, d’Italie, etc. (et après avoir tombés malades, on leur a dit de se taire, comme le montrent les journalistes du Le Monde). En novembre, le coronavirus était déjà en France, comme en témoignent des études scientifiques. Il était aussi en Italie en novembre, mais on l’appelait pneumonie atypique, car on ne savait pas ce que c’était. La première tombe à genoux a ete la Chine. Tombée à genoux, veut dire qu’une zone de 16 millions d’habitants, sur le milliard de Chine, a été touchée. La Chine s’est cassée un doigt. Bonne couverture. En espionnage, ils disent: si ça vous arrive, ce n’est pas de votre faute. La Chine tombe donc malade en premier. Puis, très rapidement, la France et l’Italie. La Chine, parce qu’elle tombe malade en premier, donne la la solution: le verrouillage! Verrouillage total! Solution adoptée extrêmement rapidement, par toutes les pays européens, parce’que le virus était très contagieux. Alors, tout le monde verrouille. Une stratégie qui met l’économie en attente, en rendant le payes vulnérables. On voit maintenant que l’épidémie pouvait être résolue avec l’obligation du masque et la distance physique sanitaire, mais au debut, les gens ont procédé aveuglément, sous la règne de la peur, en suivant le modèle de la Chine. Aveuglément, sous le règne de la peur… (cela ressemble à une tactique de guerre). La Chine a mené la danse. Elle a pris des mesures- modele pour lutter avec le virus: fermer l’économie, fermer les maisons. Puis la Chine, qui ne s’était cassé qu’un doigt, s’est mise à genoux le plus rapidement. Pourquoi?

Parce que les économies centralisées et dictatoriales répondent le mieux à ce type de stratégie face au virus: le verrouillage. Il n’y a personne dans les rues pour protester, les entreprises ne ferment pas à leur guise, car elles appartiennent à l’Etat. L’État contrôle tout. La Chine a ete donc la plus rapide à se relever du coup qu’elle a infligé. Parce qu’elle en avait les moyens. Elle a transmis la stratégie aux autres pays, le verrouillage, c’est-à-dire qu’elle les a infectés (en premier avec le virus et en deuxieme avec la strategie de reponse). Les autres pays ont pris la strategie rapidement et tres rapidement et se sont mises à genoux. Économiquement. C’est un virus qui a mis les démocraties à genoux, pas des régimes totalitaires. Le confinement, bonne stratégie pour un système totalitaire, a infecté, démoli de l’intérieur les sociétés démocratiques qui ne réagissent pas de la même manière à une telle mesure. Les plus touchés: les États-Unis. 100 000 morts. Même stratégie qu’au Vietnam. Si de nombreux Américains meurent, les Américains se retirent. La Russie hésite également. Et, entre les deux grands adversaires des 50 dernières années, qui hésitent désormais, la Russie et les États-Unis, la Chine prend de l’avance. Apres s’etant rapidement récupéré de sa propre arme, à laquelle il avait un antidote. L’antidote avec lequel il a infecté les sociétés occidentales: le verrouillage. Qui avaient trop peur pour juger clairement ce qui se passait. Comme a la guerre. Et maintenant la Chine, qui est, n’oublions pas, le plus grand créancier des États-Unis, se soulève, écrasant les dernières libertés à Hong Kong, menaçant militairement Taiwan, agitant comme une odalisque devant à l’Union européenne, qui peine à se relever. Agenouillée, fatiguée, stressée, affamée (l’accord de sauvetage de 500 milliards d’euros pour les pays touchés par le COVID ne sera plus mis en pratique, car plusieurs États européens s’y opposent, de sorte que l’UE ne peut plus se sauver – et devient alors vulnérable). Devant l’odalisque chinoise qui continue à danser appétissante.

C’était l’enjeu du coronavirus. Le début d’un siècle de domination asiatique. La Chine a perdu quelques personnes, comme dans la guerre, mais a causé des pertes beaucoup plus graves chez l’ennemi, semé la peur, le désordre, et elle est sur le point de gagner. Va-t-elle gagner? Si nous sommes dirigés par des dirigeants médiocres, qui ont facilement peur, oui. Parce qu’en temps de guerre, il est essentiel de ne pas avoir peur. Mais les gens ont peur depuis des mois..


Horea Mihai Bădău este Formator acreditat ANC; Lector universitar doctor la Facultatea de Jurnalism și Științele Comunicării din cadrul Universității din București; Profesor-cercetător la Universitatea Sophia Antipolis din Nisa, Franța (titular al cursurilor de Comunicare în Rețelele Sociale la anul III Licență, Master 1 INFOCOM, Master 2 DISTIC, Master 2 EMIC, Master 2 CCOSI); Profesor-invitat la Universitatea Franche-Comte, Montbelliard, Franta, Master 2 Produits et Services Multimedia, Master clasa A+; Cercetător-principal la Laboratorul de cercetare Sic.Lab Mediteranee Nisa-Toulon; Autor al primelor manuale de Social Media și de Jurnalism Online (Tehnici de comunicare în Social Media, Ed. Polirom, 2011 și Manual de Jurnalism Online, Ed. Tritonic, 2015); Autor al primei Teorii Social Media prezentată și validată la cel de-al XIV-lea Congres Științific al Societății Franceze în Științele Comunicării și Informației. Teoria a fost publicată, în urma Congresului, într-un volum editat de SFSIC la Editura Harmattan, Paris, 2015; Autor al primei Carte Etice a Rețelelor Sociale publicată în cea mai prestigioasă revistă științifică franceză, în Științele Comunicarii: Revue Française des Sciences de l’Information et de la Communication; Jurnalist la Realitatea TV (editor si editor-coordonator), Radio France Internationale (realizator talk-show), Mediapro (Fondator și Redactor Șef la portalului Mediapro – www.apropo.ro); Fondator și președinte al Asociației Consumatorilor de Media care a militat timp de 10 ani pentru respectarea principiilor deontologice in presa romaneasca